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Larrouturou sur le Testet : le véritable visage de Nouvelle Donne

Pour ceux qui comme Mélenchon ou Ensemble s’enthousiasment de l’arrivée du nouveau groupuscule Nouvelle Donne construit à la mesure d’un homme comme l’était le PG, c’est article vous éclairera sur la supercherie. Nouvelle Donne c’est de la vieille soupe et les tractations en vue de 2017 du FDG avec eux et EELV, n’ont qu’un but, celui de retenir ou contenir l’explosion sociale. Ce que j’appelle la cuisine électorale.

Pierre Larrouturou, leader de Nouvelle Donne, a signé sur Reporterre.net une chronique, finalement expurgée, sur la mort de Rémi Fraisse dans laquelle il en appelait à une répression accrue à l’égard des militants. Où il allait jusqu’à proposer d’interpeller au début des manifestation tous ceux dont le look serait problématique. Cette chronique est abjecte mais guère surprenante de la part de celui dont le parti joue à fond la carte républicaine et se pose en apôtre d’un État fort. Elle montre en fait le vrai visage de Nouvelle Donne : un parti qui séduit en disant vouloir faire de la politique autrement mais qui défend fondamentalement l’ordre établi. Voici quelques éléments de compréhension.

Nouvelle Donne, vieilles recettes

Nouvelle Donne est le parti qui descend directement du Collectif Roosevelt. Un groupe formé de personnalités médiatiques (aussi (peu) diverses que Pierre Larrouturou, Stéphane Hessel, Edgar Morin, Michel Rocard, Eric Piolle ou encore Caroline Fourest et Jean-Marc Ayrault) qui proposait aux candidats aux présidentielles de 2012 de se positionner sur 15 questions portant sur les enjeux économiques et sociaux. Le collectif portait dès ses fondements ce qui fait aujourd’hui encore les bases de Nouvelle Donne : une fascination pour les instances républicaines et une stratégie de communication léchée s’appuyant essentiellement sur la renommée de ses soutiens.

En 2012, suite à la victoire de François Hollande, Pierre Larrouturou et Stéphane Hessel, au lieu de s’indigner, décident de rejoindre les rangs du parti au pouvoir pour y défendre leurs révolutionnaires idées. Ils présentent une motion au congrès du parti, celle-ci reçoit 11,8% des suffrages. Mais le PS est ingrat et n’accorde aucune place éligible pour les élections européennes de 2014 à ceux qui ont porté cette motion. Vexé et privé de strapontin d’élu, Pierre Larrouturou claque la porte et part fonder son propre parti, celui où il aura les coudées franches pour faire valoir ses ambitions. Nouvelle Donne est née.

Évidemment, pour espérer être élu, il faut occuper un créneau. Pierre Larrouturou va trouver le sien : il dégaine la corde de la critique de la professionnalisation du pouvoir et vante donc l’implication citoyenne. Les éléments de langage maison alternent donc entre l’exaltation de la citoyenneté, l’apologie des référendums, l’ode à la transparence et l’appel constant à la fin du métier de politicien. Le tout est enrobé d’un verbiage au républicanisme bon teint. Pour ne prendre qu’un exemple, voici ce que l’on peut trouver dans les propositions de Nouvelle Donne : « Les citoyens ont de plus en plus le sentiment que le pouvoir est confisqué par une petite oligarchie : il est urgent que nous, citoyens, nous reprenions la main. Pour cela, il faut créer une force politique nouvelle et changer le fonctionnement de nos institutions ». C’est sur ce fond de commerce que Nouvelle Donne va prospérer et recruter, en moins d’un an, 11000 adhérents.

L’objectif affiché par Pierre Larrouturou dans un entretien accordé au Parisien le 27 novembre 2013 est de ratisser large : « Nouvelle Donne est ouvert à tous ceux qui ne veulent pas baisser les bras, qui pensent que le progrès social est encore possible. Nous irons aux européennes de mai 2014 avec des citoyens qui s’engagent pour la première fois et avec des militants et des élus venus du Front de gauche, du PS, d’EELV, du MoDem, des patrons de PME et des précaires comme Isabelle Maurer, la chômeuse de Mulhouse qui a montré à Jean-François Copé ce qu’est la pauvreté ! ». On le comprend bien, Nouvelle Donne pense dans le sens du vent en affirmant comme à peu près tous les politiciens aujourd’hui que tout se vaut, que les valeurs politiques (celles qui, justement, séparent la droite de la gauche... le parti ne se revendique d’ailleurs d’aucun côté) n’ont plus de sens, qu’il faut faire avec toutes les bonnes volontés (vaste programme !) et surtout que les intérêts d’un précaire et d’un patron sont compatibles (la bonne blague !).

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2 Messages

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  • article sur reporterre , par simon
    Le 21 décembre 2014 à 21:59

    Bonjour,
    Dans votre premier paragraphe vous nous amenez sur une chronique de larouturou sur reporterre, où il défendrait la police contre les zadistes. A la lecture de cette chronique :« plus jamais ça », j’ai l’impression qu’il dit tout le contraire, se positionnant clairement du coté des manifestantes malgré une sympathie envers les forces de l’ordre, et fustigeant les responsables directs de la morts de rémi fraisse : les donneures d’ordre.
    Alors quoi ? vous êtes à coté de la plaque ? Le texte a été changé ? En tout cas vous devriez revoir votre argumentation car elle en prend un sérieux coup dans l’aile...
    bien à vous
    Elendhill

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017