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Barrage de Sivens(81) : un projet inutile et imposé, un barrage à la démocratie, un conflit d’intérêt

Le collectif contre NDDL des Hautes-Pyrénées organise une action (distribution de tracts, chaîne humaine...) devant le siége de la CACG (Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne) le samedi 6 décembre, après-midi à Tarbes.

Barrage de Sivens (81) : un projet inutile et imposé

Un barrage à la démocratie

Un conflit d’intérêt

Nous ne pouvons pas laisser le président du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac (PS) et la CACG (Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne) récidiver leur passage en force pour le barrage de Sivens comme avec le barrage de Fourogue (près de Carmaux en 1998) pour lequel ils n’avaient pas respecté la décision de justice leur demandant de stopper les travaux. Un ouvrage dont la justice a retiré le statut d’intérêt général et d’utilité publique et qui coûte pourtant cher aux contribuables depuis 17 ans !

Politique du fait accompli

Utilisant la force publique pour couvrir une illégalité, le Conseil général du Tarn soutenu par le gouvernement pratique délibérément la politique du passage en force : deux poids deux mesures !

Pour bénéficier, avant la fin de l’année 2014, de fonds structurels européens s’élevant à 1,9 millions d’€ auxquels elle n’a pas droit, la CACG et le Conseil Général du Tarn ont ouvertement poursuivi l’exécution des travaux sans attendre la fin de la procédure des recours en justice !

Le règne de l’entre-soi

Ce projet jugé illégal pour Mme Delphine Batho, ancienne ministre de l’Environnement, a été rétabli par son successeur Mr Philippe Martin, ancien Président du Conseil général du Gers (étrange coïncidence !)

Ce projet est soutenu par :

  • Mr Thierry Carcenac(PS), membre du Conseil général du Tarn depuis 35 ans et président du Conseil Général du Tarn depuis 23 ans, qui délègue les travaux à la CACG et finance pour 1,5 million d’€
  • Mr Alain Cabot(PS) vice-président du Conseil général du Tarn et vice-président de la commission de l’agence Adour-Garonne qui a voté un financement de 4,5 millions d’€. Membre administrateur de la CACG.
  • Mr Francis Daguzan(DG) vice-président du Conseil général du Gers chargé des dossiers de l’eau, président de la CACG et vice-président du comité de bassin Adour-Garonne.
  • Les représentants des syndicats agricoles FNSEA et Coordination Rurale.

Ce sont les mêmes élus qui choisissent de sacrifier un cours d’eau et qui votent ensuite les subventions nécessaires au sein de l’Agence de l’eau.

La CACG cumule trois casquettes : elle est chargé des études , de la réalisation et de la gestion des ressources. Ces conflits d’intérêts entre acteurs et décideurs attestent que ce sont les mêmes qui déterminent la politique de l’eau et qui votent les subventions nécessaires pour la mise en œuvre des barrages. De l’argent public pour un montant total de 8,5 millions d’€ bénéficiant à une trentaine d’utilisateurs irrigant et détruisant 17 hectares de zone humide.

Sivens : un déni de démocratie.

« Force doit rester à la loi » et « quand une décision est prise on l’exécute » s’insurgent ces élus forts de la légitimité de leur mandat !

Mais quand ils bafouent la loi, lancent les forces de l’ordre contre les protestataires, quelles marges de manœuvres laissent-ils aux citoyens ?

Combien faudra-t-il de Rémi Fraisse pour arrêter ces procédés mafieux d’appropriation du bien commun de l’eau au nom de l’intérêt général ?

Sivens : un espoir de rénovation démocratique.

Ce projet et les études sur la gestion de l’eau aurait du être préalablement débattus en toute transparence.

Ils auraient dû faire l’objet de contre expertises indépendantes déterminant l’utilité publique et les besoins de l’ensemble des citoyens.

L’élection ne doit pas être un blanc-seing ni une délégation de pouvoir aveugle pour les actes publics des élus. Ils doivent rester sous le contrôle de la société civile et de la justice, conformément au principe de souveraineté populaire.

Sivens est le symbole de cet enjeu politique : redonner vie à notre démocratie et résister à ces choix de société contestables comme le faisait le jeune botaniste Rémy Fraisse.

NPA 65

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017