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Les questions de Bien Vivre Dans le Gers aux candidats aux départementales, les réponses et la position du NPA

L’association Bien vivre dans le Gers, dont le NPA est un membre actif, avait interpellé au cours de ces élections départementales les différents candidats du département. Le NPA ayant décidé de ne pas présenter de candidats pour ces élections, il nous a semblé intéressant de publier les commentaires de l’association aux réponses reçues. Vous pouvez consulter celles-ci dans le détail en allant sur le site de Bien Vivre Dans le Gers.


À toutes et tous les membres de Bien vivre dans le Gers et du Collectif Non au gaz de schiste 32  

À l’occasion de ces élections départementales nous avons décidé d’interpeller les candidates et candidats et de leur demander de se positionner sur quatre questions que les membres de notre association et de notre collectif jugent particulièrement importantes pour notre département. Ces questions ne prétendent pas épuiser la question environnementale mais il n’était pas possible de traiter tous les sujets dont s’occupe notre association sous ce format. Il ne s’agit évidemment pas non plus pour notre association de donner des instructions de vote mais simplement de permettre à nos membres de voter en conséquence de cause. Pour rappel, les quatre questions étaient :

Élevages industriels

Deux élevages industriels de poulets ont été autorisés et réalisés dans le Gers ces deux dernières années. Malgré l’annulation de l’arrêté préfectoral concernant l’exploitation de Lannepax, le préfet du Gers a décidé de délivrer une autorisation temporaire d’exploiter. Quelle est votre position sur l’installation d’élevages industriels dans le Gers ?

Gaz et huile de schiste

Le Gers est menacé par plusieurs permis et demandes de permis de recherche d’hydrocarbures et le Collectif Non au gaz de schiste 32 fait partie de notre association. Quelle est votre position sur l’expérimentation, l’exploration et l’exploitation des gaz et huile de schistes ?

Barrages

Plusieurs projets de barrages existent dans le Gers, certains portés par l’Institution Adour, ou le Conseil général ou impliquant la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) qui dépend, entre autres, du Conseil général du Gers. Si vous êtes élu, vous opposerez-vous à la construction de nouveaux barrages dans le Gers ou à l’agrandissement des barrages existants ? Promouvrez-vous une agriculture plus respectueuse de la ressource en eau ?

Gestion des déchets

Le Conseil général, via Trigone, gère la question des déchets ménagers dans le Gers. Le Conseil général a décidé d’agrandir le site de Pavie alors que celui-ci devait fermer en 2011 et qu’il présente des risques pour l’environnement. Si vous êtes élu, demanderez-vous la fermeture du site de Pavie et chercherez-vous des solutions alternatives que ce soit en ce qui concerne la réduction du volume des déchets, leur valorisation et leur stockage en dernier recours sur un nouveau site ?

Conclusions

L’exercice était difficile puisque les compétences du futur Conseil départemental du Gers ne sont pas encore clairement définies. Toutefois, ces questions concernent directement les gersoises et les gersois, et il nous a semblé important de connaître le point de vue des potentiels futurs conseillers départementaux. Nous avons reçu de nombreuses réponses dont nous vous faisons part. Les réponses complètes sont publiées sur notre site à la fin de ce post de blog. Nous en faisons un résumé ci-dessous.

Tout d’abord les grands absents : pas de réponse du PS ou de l’UMP (à part Brigitte Labedan et Pierre Tabarin sur le canton Auch 2). Nous ne pouvons que regretter que les candidates et candidats des partis qui se partagent le pouvoir à l’Élysée comme au Conseil général du Gers depuis des dizaines d’années, n’aient pas pris la peine de nous répondre sur des questions aussi importantes que les gaz de schiste ou l’avenir de notre agriculture.

Certains ont décidé de botter en touche : le secrétaire départemental du Front national nous répond « Je suis désolé mais des sujets aussi importants ne se traitent pas à travers un communiqué mais bien autour d’une table avec des spécialistes de chacun des domaines pour comprendre et mesurer les impacts sur l’environnement, sur l’économie et le développement du département. ». À Bien vivre dans le Gers, nous attendons de nos futurs élus qu’ils se positionnent clairement et qu’ils ne se défaussent pas sur de prétendus spécialistes.

D’autres n’ont répondu qu’à une partie des questions. Ainsi Brigitte Lebedan et Pierre Tabarin (Divers droite) sont favorables aux élevages industriels, sont prêts à reconsidérer la décharge de Pavie et ne sont pas partisans du gaz de schiste. Dominique Darrozes et Jérôme Piques (Libres et indépendants - Entau Savès) ne se positionnent que contre les élevages industriels tout en ne souhaitant pas l’arrivée de nouveaux jeunes paysans dans le Gers.

De notre point de vue, quatre listes se distinguent car elles s’opposent clairement aux élevages industriels, à l’expérimentation, l’exploration et l’exploitation de gaz et huile de schiste, à de nouveau barrages dans le Gers, et à l’agrandissement et au prolongement de l’exploitation de la décharge de Pavie.

Il s’agit des candidates et des candidats qui se présentent sous les listes :

Quel que soit le résultat de ces élections, soyez assurés que Bien vivre dans le Gers et le Collectif Non au gaz de schiste 32 resteront mobilisés sur ces questions et sur toutes les problématiques environnementales qui concernent les gersoises et les gersois.

Bien amicalement,

Jean-Bernard Lecroix
Président

et

François Favre
Vice-Président


Ce que nous en pensons, au NPA

Comme on pouvait si attendre les organisations politiques et leurs représentants avec qui nous travaillons depuis le début au sein de Bien Vivre Dans le Gers sont celles qui ont donné les réponses les plus proches des nôtres en s’opposant aux élevages industriels, aux gaz de schiste, aux barrages pour l’irrigation et pour la fermeture de la décharge de Pavie. Cela montre bien que malgré les divisions que nous pouvons avoir sur bien des sujets, il est possible d’avancer de concert sur bien d’autres. Bien Vivre Dans le Gers ressort conforté dans sa démarche de fédérer tout ceux qui sont déterminé•e•s à faire que Bien Vivre Dans le Gers ne soit pas un simple slogan.
Par contre dans la catégorie des absences de réponse aux questions on peut s’étonner du silence du Parti Communiste 32. Ce parti bien présent à ces élections départementales n’a-t-il pas d’opinion sur les questions affectant les gersois et les gersoises ?

Enfin ce qu’on peut rajouter encore c’est l’incapacité de tous les candidats à aller jusqu’au bout de la logique de leur raisonnement, la remise en cause en profondeur du système qui empêche de vraiment avancer et faire croire que le système capitaliste pourra se changer de l’intérieur sans une mobilisation de rupture frontale...

La position du NPA 32

Bien sûr, de nombreuses autres questions auraient pu être posées. Comme le nucléaire par exemple, le Gers est particulièrement concerné avec la proximité de la centrale de Golfech et le NPA 32 s’est clairement positionné pour la sortie du nucléaire en moins de dix ans.

Sur les gaz et huile de schiste les conditions de s’y opposer sont nombreuses, et le Gers serait particulièrement affecté par la fracturation hydraulique. Mais si on devait ne retenir qu’une raison, c’est bien le réchauffement climatique qui menace la vie sur terre telle que nous la connaissons et dont ceux qui en souffriront le plus sont les plus pauvres et en particulier les pays du sud.

Sur l’agriculture, notre position est aussi très claire. Nous prônons le passage à l’agriculture bio en moins de dix ans et nous ne pensons que les deux modèles bio et non-bio sont compatibles. Et quand nous disons bio, nous rajoutons nos critères aux critères traditionnels (pas d’utilisation de pesticides ou d’engrais chimiques) : des fermes à taille humaine qui n’exploitent pas leurs salarié•e•s, une production proche des consommateurs, une production qui soit utile socialement, qui respecte les animaux de ferme.

Il va donc sans dire que nous sommes opposés aux élevages industriels et à la maïsiculture intensive. Il n’y a pas de place pour deux types d’agriculture : une respectueuse de l’environnement qui servirait de caution verte à la seconde destructrice de la terre, de l’eau, de notre santé…
Pour plus aller plus loin sur les positions du NPA sur l’agro-business suivez le lien.

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017