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Carnet de voyage en Afrique du Sud, saison 2, chapitre 1 : « Oranges et citrons »

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 Mercredi 2 septembre

Enfin ! Le jour du départ est arrivé. Ciao, adios, goodbye au Gers pour les cinq prochaines semaines. Cette fois-ci, nous avons décidé de découvrir l’Afrique du sud au printemps (celui de l’hémisphère sud, s’entend) pour ne pas rater l’explosion de fleurs qui a lieu chaque année dans les provinces du Cap septentrional et du Cap occidental, dans les parties les plus sèches et arides du pays.

Donc au programme, la côte atlantique ouest de la pointe sud (le Cap) jusqu’à la frontière namibienne puis direction sud-est, peut-être en passant par le Lesotho, vers l’océan indien et la Côte sauvage dans la province du Cap oriental. Ensuite retour au Cap et finalement quelques jours dans le Gauteng, la province la plus peuplée et la plus petite, celle de Johannesbourg et Pretoria.

Nous reviendrons au fur et à mesure de notre périple sur la géographie et l’histoire sud-africaine. Mais d’ores et déjà un petit mot sur les provinces. À la fin de l’apartheid en 1994 les dix Bantoustans (régions « autonomes » réservées aux noirs et les quatre grandes provinces de l’Afrique du sud ont été remplacées par neuf provinces.
 
D’un point de vue administratif elles correspondent vaguement à nos régions. Mais leur taille varie énormément, entre le Cap septentrional et ses 373 000 km2 (plus de la moitié de la France) et le Gauteng et ses 18 000 km2 (« seulement » une fois et demie l’Île de France). De même au niveau démographique, ces deux mêmes provinces sont les championnes mais dans l’autre sens. Le Gauteng est la plus peuplée avec plus de 12 millions d’habitants et le Cap septentrional, la moins peuplée, avec un peu plus d’un million.
 
La région du cap est divisée en trois régions : le nord, l’est et l’ouest où se trouve le Cap de Bonne-Espérance et la ville éponyme soit en tout 671 000 km2, plus de la moitié de l’Afrique du Sud. Autant dire que l’on peut être dans la région du Cap et être très, très loin du Cap (1 500 km).

Comme la dernière fois, il a fallu essayer d’organiser la ferme autant que possible. Avec l’aide de la famille et d’amis, nous espérons que notre production de légumes et de fruits ne sera pas perdue mais sera consommée ou transformée en conserves pour l’hiver, d’autant que la nature s’annonce généreuse cette année. C’est sans doute dû à l’habitude, mais nous sommes nettement moins anxieux quant à ce que nous laissons derrière nous qu’en 2014. Quant au NPA, nous espérons que notre comité voudra bien nous attendre avant de commencer la révolution.

Cette fois-ci nous ne partons pas en terrain inconnu. Du coup nous ne nous posons plus la question de savoir où nous allons crécher. Pas la peine de réserver, nous trouverons toujours une chambre avec un lit. En dehors de la période de Noël, quand tous les sud-africains qui peuvent se le payer partent en vacances, on trouve toujours de la place à prix raisonnable (en tous les cas d’un point de vue français).

Le tourisme est beaucoup moins codifié en Afrique du sud qu’en France. Pas de Gites de France et leurs règles figées. Mais toute une variété de dénominations qui n’aident pas forcément à choisir car elles offrent souvent un service équivalent : entre « bed and breakfast », « lodge », « backpackers hostel », « self-catering accommodation » ou « hotel », « chalets », le choix est large. Mais pour moins de 30 € par nuit on peut trouver une chambre confortable avec douche. Comme un Formule 1 mais avec de la place, parfois du caractère et souvent une belle vue !

Prêts à embarquer dans l’A380 d’air France

Nous commençons donc notre voyage en territoire chinois depuis que Macron à bradé l’aéroport toulousain de Blagnac pour un envol à 20 h 40 avec tous nos sacs, prêts à un vol de nuit. Vous ne trouvez pas, vous aussi, que c’est toujours plus excitant de voyager de nuit ? Les aéroports sont déserts, la nuit apporte sa part de mystère… Et voir le soleil se coucher à Toulouse et assister à son lever sur l’Afrique, ce n’est que du bonheur. Après le court vol de la navette, nous nous installons à Roissy dans un A380 d’Air France à destination de Johannesbourg.

(Plus de photos ici)

P.-S.

Pour celles ou ceux qui auraient raté un épisode, le prologue est ici et le chapitre 2 « Des fleurs, encore des fleurs » est .

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017