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Echos des mobilisations dans les universités

Paris 1

Communiqué du comité de mobilisation : [À 20 h mercredi 16 mars, par mail,] le Président de l’Université Paris 1 a annoncé la fermeture administrative des centres PMF et René Cassin. Cette décision a soi-disant été prise pour « préserver la sécurité de la communauté universitaire en prévision des manifestations prévues ce jeudi 17 mars 2016 contre la loi El-Khomri ».

Nous dénonçons fermement cette décision qui ne vise en réalité qu’à empêcher tout débat démocratique au sein de notre université. En effet, une assemblée générale était prévue ce jeudi 17 mars à 10 h, au centre PMF, suivie d’un départ commun à la manifestation de 14 h à République. Alors que ce matin la direction de l’Université envoyait un mail à l’ensemble des composantes pour inviter les enseignant•e•s à ne pas prendre en compte les absences et à reporter les examens écrits ou oraux prévus ce jour, elle prend ce soir la décision de bafouer les droits les plus élémentaires des étudiants à se rassembler et débattre, sous couvert de mesure de « sécurité ». Pourtant, deux assemblées générales se sont déjà tenues depuis deux semaines en rassemblant plusieurs centaines d’étudiant•e•s, et aucun incident n’y est survenu.

Cette décision est un nouveau symptôme du mépris que nous renvoie le gouvernement depuis le lancement de son projet de loi. Alors que nous sommes la génération la plus touchée par le chômage et la précarité, nous n’aurions pas le droit de débattre de ce projet de loi, et encore moins de nous y opposer. La large contestation qui s’est exprimée dans la rue le 9 mars, où plus de 500 000 lycéen•ne•s, étudiant•e•s et travailleur•se•s ont défilé, est complètement légitime.

Nous appelons l’ensemble des étudiant•e•s et salarié•e•s de l’Université Paris 1 à continuer de débattre et de se mobiliser. Nous sommes déterminés à ne pas nous laisser intimider par cette décision scandaleuse. Nous appelons donc l’ensemble de la communauté universitaire de Paris 1 à se retrouver demain dès 8 h devant les portes du centre PMF pour échanger et débattre dans un cadre festif (musique - ramener vos instruments-, bouffe, pancartes…), et nous invitons l’ensemble des étudiant•e•s et salarié•e•s de l’Université à se réunir en Assemblée générale à 10 h, comme cela a été décidé en AG mardi 15 mars.

Face à la répression, notre force reste la mobilisation !

Lille 3

On était 350, ce qui est un peu plus faible que la semaine dernière mais ça reste quand même un nombre très significatif. Le contenu de l’AG était par contre vraiment positif avec une grosse discussion sur le fond de la réforme et les suites du mouvement. Il y a encore du travail pour renforcer les comités de mobilisation et faire vivre une sorte de grève active pour préparer les prochaines dates et massifier le mouvement.

On a aussi eu un point sur la coordination nationale avec l’élection de 5 délégués sur la base du texte ci-dessous :

Motion soumise par le comité d mobilisation et adopté par l’AG de Lille 3 comme mandat semi-impératif pour les délégués à la coordination nationale.

Après la réussite de la journée de mobilisation du 9 mars qui a vu des centaines de milliers de jeunes et de travailleurs descendre dans la rue, le gouvernement a fait mine de remanier sa réforme. Mais derrière ces manœuvres, le coeur de la loi reste le même : revenir sur le code du travail comme socle de droit commun à tous les salariés pour y substituer des accords entreprise par entreprise. Dans le cadre de ces accords, les chefs d’entreprise pourront nous imposer des reculs sans précédent sans être tenus de respecter les droits conquis par des générations de travailleurs : par exemple nous faire travailler 12 heures par jour, nous licencier très facilement, nous payer moins…

C’est pourquoi, quels que soient les compromis envisagés par les syndicats tels que la CFDT, cette réforme n’est ni amendable ni négociable, et nous continuons à exiger son retrait pur et simple.

Il existe aujourd’hui une possibilité de faire reculer le gouvernement en lui imposant le retrait de la reforme par un mouvement d’ensemble des jeunes, des salariés et de la population. Les jeunes ont une responsabilité particulière pour lancer le mouvement et entrainer le reste des travailleurs. En nous mettant en grève nous pouvons être des milliers à descendre dans la rue et à utiliser le temps libéré pour élargir le mouvement. Des dates de grève nationale existent déjà le 24 et le 31 mars, elles doivent constituer un point de départ pour partir en grève reconductible sur les universités. Nous lançons un appel à tous les travailleurs pour se joindre à ces dates de mobilisation et poser la question de la grève reconductible dans leur secteur.

Montpellier 3

Lundi 14 mars, premier barrage filtrant réussi : nous étions largement assez nombreux pour couvrir les 4 entrées de la fac. Distribution du tract unitaire (je le remets en PJ) et d’une BD faite par une des commissions.

Le barrage a été tenu toute la journée, 6 000 tracts distribués, des petites animations théâtrales improvisées. Mardi 15, nouveau barrage filtrant pour appeler à l’AG de 10 h, qui a rassemblé environ 250 personnes.

Point positif : présence de lycéens venus chercher des infos et du soutien. On va faire de l’agitation demain devant 2 lycées. Tract élaboré par les lycéen•ne•s accessible ici.

En AG on a eu du mal à acter des revendications claires autre que le retrait du projet de loi : entre la proposition « loi travail on s’en fout, on veut pas bosser pour vous » et celle de se cantonner au retrait du projet de loi, l’écart est important. Du coup on a acté le principe d’élargir les revendications, et une commission est chargée de faire des propositions, mais il faut retenir que la semaine dernière on avait déjà posé semaine de 32 h et retraite à 55 ans, qui ont été repris par les lycéen•ne•s dans leur tract.

On appelle à la journée du 17 et on a commencé à organiser la manifestation. On gère un SO, en se mettant en lien avec celui de la CGT, mais en essayant de faire mieux que mercredi dernier où le SO CGT a apparemment empêché que le soutien à une personne interpellée se fasse.

On appelle les travailleurs à se joindre et on a acté la création d’une commission « lien avec les travailleurs combatifs ». La CGT universités est mobilisée, la DP est intervenue dans notre AG mais ils sont très peu nombreux. Contacts en construction avec d’autres secteurs (cheminots, poste, transports en commun par exemple).

On appelle à la journée du 24. On a mis en place une caisse de grève, qui a tourné pendant l’AG, mais également vente de café, de crêpes, de sandwichs. Tout ça est en démarrage.

Prochaine AG : lundi 21 à 10 h

Texte de fin d’AG adopté :

L’Assemblée générale des étudiants de Montpellier, se prononce pour le retrait immédiat et non négociable de l’avant projet de loi el komri. Elle exhorte les directions de l’UNEF et des principales organisations de jeunesse à aider à mettre en place la coordination nationale des délégués élus par les assemblées générales étudiantes afin d’organiser nationalement le combat pour le retrait de la loi El Khomri, en particulier à travers l’organisation de la grève générale des universités.

L’Assemblée Générale des étudiants de Montpellier, rappelle aux organisation de jeunesse qu’il est de leur devoir de s’aligner et de respecter les revendications des étudiants qu’ils représentent, c’est à dire comme il apparaît dans les différentes assemblés générales en France Le Retrait immédiat et non négociable de la loi travail.

Pour suivre : http://mobilisationum3.org/

Lille

Lille 3 :

1e AG le mercredi 9 mars : environ 350 étudiants. Grosse participation pour une première AG. Débat sur la loi, les perspectives, un peu polarisé par un milieu gauchiste venu pour le première fois mais il en est ressortie la mise en place d’un comité de mobilisation mandaté par l’AG pour organiser la suite. Le comité de mobilisation est vraiment vivant. Il se réunit plusieurs fois par semaine, mène de l’activité et discute des problèmes de fond de la mobilisation, de son extension, etc. Il regroupe entre 20 et 40 personnes en fonction des moments avec une moitié d’étudiants non-organisés.

Prochaine AG le mercredi 16 mars.

Lille 1 :

Trois AG se sont tenues mais seul la première a pu faire l’objet d’un véritable travail de préparation. Elles ont réunies de 70 à 120 étudiants. Mais des étudiants militent aussi et défendent une politique en AG sur laquelle il devrait être possible de s’appuyer pour mieux structurer le mouvement.

Sur les AG de facs, la principale discussion se mène sur les objectifs du mouvement, comment convaincre et étendre. Le débat se polarise pour savoir si il faut ou non continuer à informer sur la loi, comment poser la question de la grève et/ou du blocage, etc.

Lycées :

Nous discutons pas mal avec les lycéens sur les objectifs du mouvement, comment gagner, face à une UNL qui veut surtout faire des « coups » avec le maximum de blocage sur les journées de manif mais sans chercher autrement à construire le mouvement à la base.

Le Mans (15/03)

Sur les lycées :

Bellevue / Montes : une petite baisse de l’investissement des lycéens du comité de mobilisation qui était assez nombreux la semaine passée (40taine de lycéens en AG commune des deux bahuts) ce qui a entrainé une AG plus petite ce jour à Bellevue avec 10 lycéens.

Pour autant, sur les autres lycées, la mobilisation semble s’étendre : des lycées qui n’étaient encore mobilisés commencent à s’organiser soit au Mans, soit en campagne de la Sarthe. Cela me fait dire qu’il devrait y avoir plus de lycéens dans les rues jeudi.

Sur l’IFSI

L’AG mardi midi a réuni une trentaine de personnes des deux promotions qui ne sont pas en stage. Le nombre en AG est plus faible que celui en manif. Cela est liée aux réflexes d’autoorganisation qui sont à reconstruire. Pour autant, discussion intéressante, sur les remarques des gens autour de nous, pourquoi il se mobilise pas encore, les dernières annonces du gouvernement. À noter que les étudiants poussaient pour qu’on ne s’essoufle pas trop vite et qu’on ne participe pas forcément aux journées de la semaine prochaine mais plutot pour celle du 31.

À noter qu’une équipe vidéo devrait se mettre en place pour essayer de montrer en lien avec des situations dans les services ou en stage comment la loi aggraverait les choses.

Sur l’université

Tout le monde a entendu parlé de la loi et globalement une grande partie des gens voit bien que celle-ci va dans le mauvais sens. L’étape qu’il faut arriver maintenant à franchir est celle de passer à la mobilisation. On en saura plus avec l’AG demain (mercredi) et le nombre que nous serons.

Grenoble

L’Assemblée Générale du 14 mars a rassemblé 300 étudiant-e-s et personnels… Donc le nombre d’étudiant•e•s stagne (cette fois AG avec les profs).

Beaucoup d’élément d’organisation ont été discutés et voté. Ont été adoptés la grève pour le 17 mars, avec AG et blocage partielle des bâtiments les plus mobilisés. La grève du 31 sera préparée. De nouvelles discussions sont prévues pour le 22 et le 24 mars.

Paris 8

Une nouvelle AG a eu lieu mardi, à 600-700 personne, renforcée par le fait que des AG d’UFR ou de département avaient eu lieu le matin (en philo, science po, info-com, histoire, art). Dans ces départements, la grève prend, avec d’un côté des profs qui sont en grève ou ne notent pas les absences ou font des cours « alternatifs » (une prof en science po fait par exemple un cours sur la mobilisation en tant que tel). Certains profs ont annoncé déjà qu’ils réfléchissaient à des méthodes de notation alternative si besoin.

Par ailleurs, l’AG avait été organisé dans le comité de mobilisation, et témoignait d’un commencement assez avancé de structuration : uniquement des indépendants à la tribune, qui sont désormais des militants complets du mouvement et qui organisaient l’AG en fonction d’un ordre du jour discuté en comité de mobilisation. Cet ordre du jour commençaient par des compte rendu du travail des commissions et des AG d’UFR ou de département.

Étant donné qu’un appel avait déjà été voté à la précédente AG jeudi, cette AG était plutôt centré sur les perpectives à donner à la mobiliation.

En terme de contenu, ce qui a été ajouté (ou renforcé) principalement a été le lien avec les travailleurs, par le biais d’une intervention d’une cheminots très applaudie, et la solidarité avec les sans papiers (question très présente à Paris 8 où il y a beaucoup d’étudiant•e•s étranger•e•s).

En terme de perspectives concrètes localement, a été voté :

  • la grève des cours, la requisition des feuilles de présence dans les cours qui se tiennent, et la mise en place de cours alternatifs
  • l’occupation d’un amphi le jour (même si un secteur veut quoi qu’il en soit occuper de nuit)
  • nouvelle AG le 16 à midi, suivi d’une manifestation dans Saint-Denis jusqu’au siège du PS de la ville
  • blocage le 17 pour partir en manif
  • cortège de facs pour le 17
  • délégation vers les autres facs proches (Paris 13 et sites délocalisés de Paris 8), vers les travailleurs (cheminots), vers les lycéens

En terme de perspectives nationales

  • coordination régionale parisienne le 17 (on avait déjà voté pour la coord nationale le 19)
  • proposition de mandater 2 personnes par fac mobilisées et 5 lorsque les AG locales sont massives (NB : ce n’était pas notre proposition, mais celle de Solidaires étudiant-e-s Paris 8. Nous avons chercher à batailler pour que le nombre de mandaté-e-s soient plus élevé, pour que cela permette à plus d’indépendants d’être dans ces délégations : il faut voir ce que les AG de demain proposent)
  • action le 22 mars / grève le 24 mars (évoquées plus que votées, car l’AG se finissait)

Voir en ligne : Site du NPA national

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017