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Tract pour la manif du 31 : Le 31 mars et après, en grève, dans la rue, on occupe et on bloque tout !

Tou•te•s ensemble pour le retrait de la loi Travail et la levée de l’état d’urgence !

Cela fait maintenant trois semaines que le projet de loi Travail suscite le refus d’une grande partie de la population, des grèves et des manifestations. Depuis le succès de la mobilisation du 9 mars, le pouvoir « socialiste » tremble à l’idée que la lutte se massifie, se généralise et à l’idée que les salarié•e•s et les jeunes convergent. Pour cette raison, Hollande et Valls ont reculé sur deux trois mesures symboliques dans le but d’acheter la CFDT et le pseudo-syndicat étudiant FAGE, et tenter d’étouffer la colère qui gronde. Cela ne doit surtout pas semer le trouble parmi nous. Le fond de la loi reste le même, le gouvernement n’a rien touché à ce qui est l’essentiel de la loi : la liquidation du Code du travail. Ce sont les accords d’entreprise, voire d’établissement, qui deviendraient la norme désormais. Ils pourraient être moins favorables que la loi, que les accords de branches, ce qui était déjà possible mais seulement, jusqu’à présent, à titre dérogatoire. Si la loi passe, les travailleurs seront davantage à la merci du patronat qui pourra avec des référendums « revolver sur la tempe » leur faire accepter la dégradation de leurs conditions de travail et de salaires en exerçant sur eux et sur les syndicats le chantage aux licenciements.

Nous ne nous laisserons pas intimider pas la répression

Et c’est bien ce qu’ont compris les dizaines de milliers de jeunes et de salarié•e•s qui ont à nouveau manifesté le 24 mars à Paris et dans de nombreuses villes malgré la politique d’intimidation du gouvernement. Manuel Valls a même eu le culot de prétendre dénier aux jeunes le droit d’avoir un point de vue sur leur propre avenir. Et malgré aussi la répression : dans plusieurs villes, les manifestant•e•s ont été gazé•e•s, et certain•e•s tabassé•e•s et interpellé•e•s. Parce que les policiers auraient été provoqués, parce qu’il y aurait eu des casseurs, disent la plupart des médias. C’est faux. Des vidéos, des témoignages de manifestant•e•s, montrent comment la police s’est acharnée sauvagement sur un jeune lycéen de 15 ans à Paris ; sur un homme plus âgé à Nantes. Au point que le ministre de l’Intérieur lui-même a été obligé de déclarer qu’il y aurait enquête.

Par cette répression, le gouvernement espérait dissuader jeunes et travailleurs de se mobiliser. Il utilise aussi, cyniquement, l’actualité des horribles attentats de l’État islamique à Bruxelles, pour occuper le terrain médiatique. Mais rien ne peut empêcher maintenant le succès de notre mobilisation aujourd’hui. Par contre cette répression a surtout démontré, si cela était encore nécessaire, que l’état d’urgence, symbole de la mise en place d’un État autoritaire et policier, et la loi travail sont les deux faces d’une même pièce. Dès lors, il est primordial de faire converger la lutte pour la levée immédiate de l’état d’urgence et contre sa constitutionnalisation et la lutte contre la loi El Khomri.

Le 9 mars, malgré l’absence d’appel national des syndicats du secteur public à la grève, en particulier du principal syndicat enseignant, la FSU, aujourd’hui signataire de l’appel de l’intersyndicale gersoise CGT, FO, SUD/Solidaires, FSU…, de larges pans du public se sont mobilisés. Même si la loi travail n’est destinée qu’aux salariés du privé, les salariés du public sont eux aussi concernés : il est clair et annoncé que si la loi travail passe, demain ce sera le statut de la fonction publique que nous pourrons enterrer.

Amplifions le mouvement en occupant la place publique !

Pour fortifier le Code du travail, nous devons construire un rapport de force capable de faire plier ce gouvernement déterminé, nous devons sortir du rythme d’une ou deux manifestations mensuelles, imaginer des modalités d’action radicales et nouvelles, accompagnées de manifestations monstres et d’une grève générale reconductible sont indispensables.

Après la manifestation d’aujourd’hui, ne rentrons pas gentiment chez nous ! Prenons exemple sur le mouvement des indignés en Espagne. À la fin de la manifestation, ne nous dispersons pas, restons sur place, occupons la place publique, discutons des suites du mouvement, restons debout toute la nuit, construisons ensemble une communauté de lutte ! Préparons, toutes et tous ensemble, l’affrontement avec le gouvernement !

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017