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Que d’eau, que d’eau… Que d’eau ?

Décret de catastrophe naturelle, indemnisations accélérées… L’État et les assureurs font un concours d’annonces au lieu de s’interroger sur les causes des récentes inondations.

Bien sûr, il y a eu la pluie : en trois jours, du dimanche 29 au mardi 31 mai, la Picardie, le Bassin parisien et le nord de la région Centre ont reçu l’équivalent de deux mois de précipitations. Ces pluies hors du commun reviennent régulièrement : en 1910, on circulait à Paris en barque ; en 1982, le zouave du Pont de l’Alma a mouillé sa culotte ; et là il a failli se noyer ! Néanmoins, comme chacun sait, avec le réchauffement climatique, les épisodes extrêmes se rapprochent et s’amplifient.

Ces pluies sont encore occasionnelles, mais pour l’agronome Jacques Caplat, « la bétonisation, l’artificialisation des zones humides, la disparition des haies » aggravent la situation. La disparition des haies qui ralentissent le ruissellement, celle des vers de terre qui en aérant le sol accroissent sa capacité d’absorption, le remplacement des zones boisées par des zones cultivées ou bien pire construites, enlèvent à la nature sa capacité de protection naturelle. La monoculture céréalière a fait disparaître les racines qui « tenaient » la terre, elle-même devenue un simple support à la culture sans aucune valeur organique.

Les zones humides qui sont notamment de véritables éponges ont été réduites de plus de 60 %. La bétonisation à outrance et l’accroissement des surfaces goudronnées qui imperméabilisent des surfaces considérables, l’urbanisation débridée (et souvent dans des zones inondables !) sans tenir compte de l’évacuation des eaux, ou encore l’artificialisation de cours d’eau, ne font qu’accroître les risques d’inondations incontrôlables.

Par ailleurs quand de tels évènements dramatiques se produisent, que dire des « pouvoirs publics » ? Une ministre de l’Environnement qui déclare qu’ « on ne peut pas empêcher la pluie de tomber... », des prestations de pompiers qui seront demain payantes, des municipalités écrasées de charges qui réduisent leur personnel… Les services publics, aujourd’hui laminés, sont pourtant les seuls à pouvoir faire face à ces catastrophes, dont les victimes sont souvent (toujours ?) les plus faibles.

Il est temps de changer. Ça urge !

Catherine Segala

Voir en ligne : Site du NPA national

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017