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Santé : à Auch comme ailleurs le vent se lève…

L’hôpital et la sécu, c’est l’affaire de tous...

Ce matin nous étions environ 200 dans les rues d’Auch, pour soutenir notre système de santé et ses personnels.

Face à un gouvernement PS, qui a décidé d’un retour à l’équilibre des comptes de la sécu, sur le dos des personnels et des patients, les personnels appelaient à une gréve nationale.

La prétendue « gauche » gouvernementale, et sa ministre Mme Touraine, ne fait qu’amplifier la politique désastreuse du gouvernement précédent et sa loi Bachelot.
Les gouvernements se succèdent et appliquent des politiques semblables, ce qui nous conforte dans nos idées anticapitalistes, pour un service public au service des usagers et autogéré par les personnels.

Jean-Louis

Santé : Le vent se lève ?

Le PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale), voté en première lecture par la quasi totalité du PS (6 abstentions des « frondeurs ») à l’Assemblée nationale, programme une énième couche d’austérité, avec 3,5 milliards de moins pour le budget de la santé.

Il confirme la loi santé dans sa marche forcée vers l’ambulatoire pour supprimer 22 000 postes et des lits d’hospitalisation. Initiée par la loi HPST (hôpital patients santé territoire) de 2008, la loi Touraine est dans la lignée de ses prédécesseurs, imposant le regroupement d’hôpitaux en 135 Groupes hospitaliers de territoire (GHT) se substituant aux 850 établissements, mettant à mal les capacités du service public de santé à répondre aux besoins de la population. Accentués, les déserts médicaux atteignent les métropoles. Hôpitaux, maternités et centres de Sécurité sociale ferment. La France n’est plus le pays qui fournit les meilleurs soins de santé généraux du monde et se retrouve même en 11e position en Europe. Nous allons vers une crise sanitaire…

Alerte générale !

La loi travail exclut le compte pénibilité pour la fonction publique hospitalière, alors que tous les voyants sont au rouge. Les 35 heures n’y ont jamais été une réalité, les salaires sont bas, le travail des jours fériés ou de nuit sous-payé... L’absence de reconnaissance et l’intensification de l’activité sont à l’origine de souffrances physiques et psychiques. Burn out, suicides, addictions et toutes les pathologies liées au dérèglement de l’horloge biologique, par les horaires atypiques, explosent.

Ainsi, le taux de fausses-couches est le plus élevé dans la profession soignante, un aide-soignantE sur trois part en invalidité avant l’âge de la retraite (dont la date de départ s’est encore éloignée...), une infirmière retraitée sur quatre est en invalidité, et l’espérance de vie d’une infirmière qui y a consacré toute sa carrière professionnelle est inférieure de 7 ans à la moyenne des femmes. Une nouvelle diplômée sur deux arrête d’exercer ce métier dans les 5 ans qui suivent. Il ne s’agit plus de soigner mais de produire des actes de soins tarifés à l’aune du lean-management qui exclut tout temps relationnel.

Et les autres corps de métier tels que les médico-techniques, personnels ouvriers et administratifs ont également leur lot de fatigue, de pénibilité, lombalgies et accidents de travail...

On ne se laisse pas faire

Les luttes au sein des hôpitaux n’ont jamais cessé, mais restent souvent limitées à un service, une équipe, un hôpital. Elles sont parfois victorieuses, mais trop isolées, elles ne peuvent relancer la convergence. Toutefois, plus de 80 établissements ont réussi à se mobiliser devant le ministère en 2014. À Paris, les personnels du plus grand CHU de France sont encore sous le coup de la défaite paraphée par la CFDT qui a signé le protocole de la direction générale en 2015. Reste que le succès de la psychiatrie – ne pas intégrer les GHT imposés – fut une petite embellie au printemps dernier.

Revenues de leurs illusions nourries par les promesses de Valls, les associations corporatistes, absentes de toutes les mobilisations interprofessionnelles de défense de l’hôpital public, se réveillent aujourd’hui pour descendre dans la rue, en utilisant l’appel de l’intersyndicale nationale CGT-FO-SUD.

Il faut dire que les cinq suicides d’infirmierEs hospitaliers qui ont malheureusement eu lieu cet été, ont fait prendre conscience aux professionnelEs qu’il faut se protéger et savoir dire non avant d’arriver au mal-être extrême.

Ce 8 novembre, nous étions dans la rue !

À Paris, ce mardi 8 novembre, les syndicats CGT, FO et SUD de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) appelaient à un rassemblement sur le parvis de la gare Montparnasse. Venus de plusieurs villes de régions, s’y sont retrouvées des associations professionnelles regroupant infirmierEs des blocs opératoires et infirmierEs anesthésistes, cadres infirmiers, et étudiantEs infirmiers et aides-soignants, puéricultrices et infirmierEs libérales. L’intersyndicale AP-HP s’est, elle, rassemblée à une centaine de mètres et est partie en manifestation en direction du ministère sans attendre les « catégoriels ». Pourtant, ceux-ci formaient un cortège trois fois plus nombreux et bien plus dynamique que celui de l’intersyndicale...

En région, il y a eu de grosses manifestations. À Bordeaux, venus de deux hôpitaux, un millier de manifestantEs se sont retrouvés devant l’ARS. À Toulouse, ils étaient 3 000 à 5 000 dans la rue et 3 000 à Marseille venus du public et du privé. À Grenoble, après être entrés dans l’ARS, 300 infirmières ont imposé une manifestation qui n’était pas prévue. À Montpellier, le pique-nique de 200 personnes au CHU est parti en direction de l’ARS rejoindre d’autres établissements. En Dordogne, 150 personnes ont manifesté à Périgueux. Les nombreux grévistes à Sarlat ont été systématiquement assignés en raison des flux tendus pour les effectifs. À Besançon, ils étaient 200 dans la rue. En Bretagne, la manifestation était relativement importante à Quimper (300) et d’autres manifestations ont aussi eu lieu à Brest et Morlaix. Venus des hôpitaux et d’Ehpad, les 600 manifestantEs d’Angers étaient très dynamiques comme dans beaucoup d’autres villes.

La suite de la mobilisation ne doit pas tarder…

CorrespondantEs


Prise de parole Solidaires Gers manif du 8 novembre 2016 AUCH à l’appel CGT, FO, Sud/SOLIDAIRES

L’HOPITAL, La Sécu... C’est l’affaire de toutes et tous. Ce 8 Novembre 2016... On sort les crocs

La sécu contribue au financement des hôpitaux publics, des établissements sanitaires privés, lucratifs ou non... Son budget, fixé par le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) détermine les conditions de prises en charge des usagers et les conditions de travail des salarié-es et leurs salaires. Lors de sa présentation, Mme Touraine, Ministre de la Santé et des Affaires Sociales, en a profité pour annoncer un retour à l’équilibre des comptes. Cela se fera, sur le dos des salarié-es et des prestations pour les usager-es. Alors ce 8 novembre 2016 C’est la grève pour en finir avec les politiques d’austérité

Pour l’assurance maladie, le gouvernement prévoit 4,1 Milliard d’€ « d’économies » supplémentaires dont :

  • 1,3 milliards pour les établissements sanitaires publics et privés,
  • 200 millions pour le secteur médico-social.
    Ces coupes budgétaires vont impacter les établissements, les équipes et les publics.

Cette politique austéritaire se fera, on le sait déjà, par des inégalités d’accès aux soins et aux services sociaux.

Pour les salarié-es les conséquences seront inéluctables : licenciements, précarité, bas salaires, surcharge et intensification du travail… Dans les établissements sanitaires, les budgets dits « contraints » via la dotation annuelle de financement autorisent les directions à gérer au mieux la masse salariale. Les salarié-es sont devenu-es des variables d’ajustement.
Pour certain-es d’entre nous, comme dans la CCN 51, les conditions de travail ne cessent de se dégrader, augmentation des contrats précaires, travail en 12 h, semaine de récup “flottantes”, remplacements au pied levé dans d’autres unités au nom de la polyvalence et parfois, cyniquement, de la “solidarité” entre collègues, week-end de repos raccourcis, glissements de tâches qui précèdent la réingénierie des métiers, effectifs de plus en plus réduits dans des unités au bord de l’implosion tandis que de plus en plus de lits sont fermés. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. De trop nombreu-ses collègues déjà pressuré-es sont au bord de l’implosion. Le gouvernement reste sourd à la multiplication des cas de détresse. La souffrance au travail, la perte de sens professionnel, les burn-out ou les suicides ne sont pas des fatalités pour nous !

Ça suffit !

Ras le bol de tomber malade à cause du travail,
Ras le bol des formations annulées faute de
remplacement,
Ras le bol des rappels à domicile
Ras le bol des repos et congés annulés reportés
Ras le bol du manque de matériel
Ras le bol de faire manger les patientes en 5 minutes
Ras le bol de mettre les patientes dans les couloirs
pour faire le ménage et pour libérer des lits,
Ras le bol de faire les soins sans parler aux patient-es
faute de temps
Ras le bol des menaces de sanctions disciplinaires
Ras le bol d’avoir mal partout en quittant le travail
Ras le bol des burn out

Non à l’Hôstérité !
Ras le bol de faire avec !
Ras le bol des fermetures d’établissements de proximité
Ras le bol des fusions, mutualisation, regroupements qui nous obligent à faire toujours plus et plus vite
Ras le bol des suppressions de poste
Ras le bol des CCD/ CDI à rallonge,
Ras le bol des salaires dérisoires
Ras le bol d’être obligé de négocier notre « qualité de vie au travail »,
Ras le bol négocier pour subir,
Ras le bol de la culture d’entreprise au sein du soin, Ras le bol des 12 heures
Ras le bol des RTT qui sautent

Tout ça ne nous tombe pas dessus par hasard.
C’est le fait des politiques menées depuis des années par les différents gouvernements. La loi Bachelot (HPST et T2A) dont les effets sont amplifiés par la loi Touraine.
L’austérité imposée encore une fois sur le budget de la Sécu via un PLFSS indécent qui ne permettra pas une « inversion de tendance » ! Un PLFSS qui, une fois de plus, sera le moteur de réformes insupportables pour notre secteur sous forme de fusions, fermetures de lits, de services voire d’établissements, réorganisation des temps de travail, management inhumain, suppressions de postes… tout ceci avec en filigrane une dégradation des prises en charge !!

NOUS Revendiquons !

Abrogation de la Loi HPST,
Abrogation de la Loi santé,
Abandon de la « territorialisation » de l’offre de soins, des GHT et des restructurations,
Arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes,
Fin des enveloppes limitatives et abandon du plan ONDAM triennal de 3,5 milliards  d’€ d’économies sur les hôpitaux,
Octroi des moyens budgétaires pour permettre aux établissements sanitaires et médico sociaux d’assurer leur mission de service public, d’investir, d’embaucher et de titulariser nos collègues contractuel-les,
Abrogation des ordres professionnels
Ouverture de vraies négociations sur les carrières et les grilles indiciaires, et les salaires (le pouvoir d’achat a diminué de quasi 25% en 20 ans...)
Un plan ambitieux de formation initiale et continue,
Préservation et développement d’un service public de Santé sur l’ensemble du territoire garant d’une réelle égalité d’accès aux soins,
Non au hold-up sur les fonds de réserve de l’ANFH,
Retrait immédiat des articles 3 et 53 du projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2017.

Nous Exigeons un plan d’urgence pour notre santé et revendiquons :

  • L’octroi des moyens budgétaires permettant aux établissements sanitaires de mission de service public, d’investir, d’embaucher et de transformer en CDI les contrats précaires..
  • Des politiques sociales à hauteur des besoins de toute population (jeunes ou âgées), quels que soient leurs lieux d’habi-tation
  • La défense et l’amélioration des Conventions Collectives...
  • Une revalorisation statutaire et salariale
  • L’abandon du projet de réingénierie de l’ensemble des métiers
  • Des grilles de salaires linéaires sans barrage ni quota tenant compte de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes
  • L’abrogation de la loi travail

C’est par la lutte que nous obtiendrons des moyens nécessaires au bon fonctionnement et à la qualité des soins de proximité POUR L’HOPITAL PUBLIC et pour les établissements sanitaires privés, lucratifs ou non...
Un pti mot de Francois sanchez notre camarade retraité
« Je suis de tout cœur avec vous et bien entendu également avec les personnel de l’hosto. Ayant été hospitalisé, il y a peu de temps je remercie tout le personnel dans son ensemble pour leur compétence et leur amabilité dans les services de jour comme de nuit et sans oublier les urgences et le samu. » Nous te souhaitons BON RETABLISSEMENT Francois.

Voir en ligne : Site du NPA national

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017