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Deux gersois montent à Paris pour participer à la Commission nationale écologie du NPA…

La semaine dernière les camarades, membres de la Commission nationale écologie se sont réunis à Paris pour faire le point sur nos propositions en matière d’écologie, un évènement annuel que les camarades gersois ne voudraient manquer pour rien au monde tant l’atmosphère y est à la fois studieuse et conviviale.

Et nous en avons profité pour joindre l’utile à l’agréable en partant deux jours avant pour s’extirper des travaux agricoles et respirer à la place un peu de culture parisienne. Arrivé le jeudi en début de soirée, nous avons retrouvé les délices du métro où tout le monde fait la gueule, je les comprends ; tous et toutes évitant de se regarder, les yeux vissé•e•s sur leur portables, dans un silence de déprime sur fond d’injonctions aboyées en continu depuis les hauts parleurs, de « ne pas laisser trainer ses bagages qui seront automatiquement détruits par la police ».

Dans un Gers aussi pollué que notre département où nous ne sommes pas épargné-es par les particules fines, et où l’eau que nous buvons est loin d’être propre à la consommation, nous avons l’illusion, parce que nous sommes à la campagne, parce qu’il y a encore quelques arbres, que nous sommes des privilégiés.

Oui, nous le sommes encore, nous n’avons pas à faire la course dans les boyaux crasseux du métro matin et soir (immortalisé par ce slogan de 68 : métro-boulot-dodo), bien couverts pour la saison, mais suffocants dans les wagons bondés pour choper les courants d’air en en sortant, le bruit, les piétinements, les bousculades pour trouver une place assise, les portiques et les files qui vous canalisent comme le bétail dans nos campagnes industrielles.

Donc enfin arrivés à destination, après un petit resto sympathique, nous sommes rentrés nous coucher tôt, comme deux provinciaux qui ont perdu l’habitude du brouhaha des grandes villes, prévoyant de faire une journée « culture » le lendemain.

Paris offre une multitude de possibilités et nous n’avions que l’embarras du choix. Nous nous sommes finalement laissés tenter par l’exposition de la peinture américaine des années 30 au musée de l’Orangerie. Et nous ne l’avons pas regretté. Personnellement j’y ai trouvé une grande raisonnance avec l’époque que nous vivons aujourd’hui.

Les univers artistiques de Marsden Hartley, Georgia O’Keeffe, ou Edward Hopper vont de l’abstraction au réalisme « social », réalisation soudaine que « le rêve américain » n’était qu’un leurre, et que la machine capitaliste pouvait se gripper jusqu’à inventer une idéalisation d’un retour à la terre.

J’ai trouvé cette exposition mêlant peintures et films d’archives extrêmement bien faite, les films aidant à comprendre la source d’inspiration des peintres.

Pour le soir, grand amateur du théâtre de Ionesco depuis toujours, je me suis dit qu’il était temps à mon âge avancé, que je me fasse plaisir en allant voir La Cantatrice chauve au Théâtre de la Huchette. Je n’ai pas été déçu, à la 18 000 et des poussières représentation, celle-ci n’a pas pris une ride depuis 1950, date à laquelle elle a été créée.

Et pour conclure la soirée nous avons très bien mangé dans un restaurant turc, rempli de ressortissants turcs, un gage d’authenticité. Une journée qui nous réconcilia avec les faveurs de la Capitale.

Demain, au boulot au local du NPA à Montreuil avec une tradition unique à la Commission écologie : les repas se font à partir des produits du terroir tirés du sac, pour la plupart bio que nous envient beaucoup les camarades des autres commissions.

Nous considérons ces moments d’échanges aux réunions de la Commission, extrêmement importants. En effet, tout au long de l’année nous travaillons par mail, par téléphone, par skype mais rien ne vaut les échanges sans écran interposé. Le menu des deux jours était extrêmement copieux. Plus on avance dans le temps plus il devient évident que l’Ecologie ne peut se résumer à la cerise verte sur le gâteau de la plupart des partis, même ceux se revendiquant de la « gauche », et que pour la survie même de notre espèce, nous devons prendre à bras le corps les questions sur les bouleversements qui se déroulent devant nous.

Résumer deux jours de discussion en quelques lignes est impossible. Tout au long de l’année la Commission Ecologie, publiera et notamment durant cette campagne électorale, les réflexions et les propositions du NPA face aux défis qui nous menacent. Pendant ces deux jours nous sommes penché non seulement sur le diagnostic mais aussi sur les solutions, que ce soit sur l’énergie, le logement, l’agriculture, les transports, le concept de gratuité, le temps libre et la réduction du temps de travail, la suppressions de certaines productions inutiles, polluantes ou nuisibles, et la reconversion de celles-ci.

Nous nous sommes aussi interrogé-es sur la course folle aux techno-sciences qui insidieusement s’installe dans notre univers et font peser de très graves menaces sur l’humanité : les nanotechnologies, les biotechnologies, l’explosion des données informatiques, sans parler des sciences cognitives et le transhumanisme.

Comme depuis de très nombreuses années, nous avions au menu le nucléaire, un programme de sortie le plus crédible de tous les partis alors que la situation de cette industrie est de plus en plus préoccupante et dangereuse et qui nécessitera de nouveaux efforts de mobilisation si nous ne voulons pas foncer droit dans le mur. En question, le rôle du Réseau Sortir du Nucléaire, de moins en moins crédible sur ce créneau.

Parler du nucléaire, c’est non seulement parler d’un éventuel accident mais aussi de la bombe à retardement de la gestion des déchets radioactifs dont les risques vont continuer à sévir pendant 100 000 ans et plus, un enjeu majeur de société dont doit se saisir le NPA. C’est aussi parler du nucléaire militaire, ce que rechignent à faire beaucoup de partis dits de gauche.

Voilà en tous cas un échantillon de nos conversations durant ces deux jours. À nous au NPA de faire connaitre nos positions et propositions sur toutes ces questions. Un nouveau site du NPA géré par la Commission Nationale Ecologie vient d’ouvrir. Faisons le connaitre !

Marc

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017