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Accueil > Libre expression > La Gasconnerie de la semaine > Philippe Martin et André Daguin

Nos élites se distinguent encore cette semaine et nous voilà à nouveau obligés d’attribuer un prix ex-æquo. Mais pour ne pas faire de jaloux, gauche et droite sont récompensées.

Philippe Martin et André Daguin

Nos deux champions de l’hypocrisie

Je ne suis pas contre l’élevage industriel, mais pourquoi ici ?

Le social-triste Philippe Martin se déchaîne dans Sud-Ouest du 6 février dernier : « Je ne suis pas contre l’élevage industriel, nous ne sommes pas au pays des Bisounours, mais pourquoi ici, où nous avons mis tant d’années à construire l’image d’une volaille de qualité ? » Donc, c’est moins grave de le faire ailleurs, on peut polluer, ruiner les petits producteurs, produire de la m… mais pas chez nous !

Philippe Martin continue : « Je sais déjà que certains terroirs concurrents n’attendent que ça pour nous voler dans les plumes. » Est-ce que par hasard le Président du Conseil Général du Gers ferait allusion à son camarade social-triste Président du Conseil Général des Landes, Henri Emmanuelli, qui, lors de ses vœux du Nouvel An, se réjouissait que le Gers embrasse ainsi la production de poulet industriel ?

Le festival Martin continue avec « Et, pendant ce temps, le préfet me refuse la table ronde que je réclame depuis des mois. » Il ne manque pas d’air, lui qui vient justement d’organiser une table-ronde en catimini au Conseil Général avec Vivadour et la Chambre d’Agriculture mais en prenant bien soin de ne pas inviter tous ceux qui depuis leur annonce s’opposent aux projets monstrueux de Vivadour.

Il faut juste arrêter d’en parler, histoire de ne pas saloper notre belle image de marque

Un grand merci à Sylvain Cottin de Sud-Ouest, car c’est dans son même article du 6 février qu’André Daguin, sous couvert d’altruisme, étale son cynisme. Pour commencer : « Parmi les 7 milliards de Terriens, 1,5 mange trop, 2 milliards à peine, et trois autres presque pas. Et l’on ose s’engueuler sur ce sujet ? » M. Daguin était peut-être bon cuisinier, mais il est surtout très mal renseigné, où donc est-il allé chercher ses chiffres farfelus ? Les exportations agricoles des pays du Nord loin de résoudre le problème de la faim, contribuent au contraire à ruiner les petits producteurs du Sud, comme en Afrique que nous inondons d’ailerons de poulet congelés. M. Daguin aurait pu citer un chiffre plus intéressant : nous produisons déjà assez pour nourrir 9 milliards d’humains !

L’ « inventeur » du magret ne s’arrête pas là : « Alors oui, le poulet standard n’a aucun intérêt gastronomique, mais il n’est pas toxique ». Rare élégance pour dire que le poulet industriel est dégueulasse ! Et bien toxique : antibiotiques, OGM, etc.

Finalement une dernière gasconnerie pour la route : « Il faut juste arrêter d’en parler, histoire de ne pas saloper notre belle image de marque. »

Faisons de la saloperie, mais en cachette, surtout que cela ne se sache pas… Belle mentalité !

Voir en ligne : Dans le Gers, c’est un vrai combat de coqs

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017