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Contre de nouveaux élevages industriels dans le Gers

Le NPA est totalement opposé aux élevages de poulets industriels que Vivadour tente d’imposer aux agriculteurs. Pour un investissement de 230.000€, ceux-ci ne toucheraient que l’équivalent d’un SMIC pendant les 12 ans d’amortissement et, en cas de marché défavorable, des revenus amputés voire annihilés. Tout cela pour des créations d’emplois induits dérisoires (1 par projet), bien moins que dans les filières non industrielles.

Enfermés du premier au dernier jour, les poulets industriels ont des organes affaiblis et nécessitent l’emploi massif de produits phytosanitaires et médicaux pour provoquer une croissance anormalement rapide. Il en résulte des résistances aux antibiotiques dangereuses pour la santé animale et humaine.

Les usines à poulets (hors-sol) ont de plus des conséquences déplorables pour l’environnement, puisque rien n’est produit sur l’exploitation : transport de la paille, des poussins, de l’aliment. La litière et les résidus des produits de nettoyage et désinfection, est épandue sur des champs en partie situés à plus de 10 km de l’élevage ; alors que le Gers est déjà largement pollué par les nitrates et autres effluents agricoles.

L’image du Gers en serait durablement écornée. Les remarques de François Durand, de la Coordination Rurale, assimilant les agriculteurs à des gardiens d’un écomusée paysan pour touristes sont une véritable insulte pour tous ceux qui travaillent dur pour le maintien et le développement d’une agriculture de qualité.

Quant au cynique Jean-Louis Chauzy, président du CESER, qui nous explique qu’il faut produire de la volaille de qualité inférieure pour les pauvres, il devrait se remémorer son enfance : à l’époque il n’y avait pas de poulets industriels et tous avaient accès à des poulets de qualité.

Au NPA, nous refusons que les paysans et les consommateurs soient asservis à l’industrie agro-alimentaire, la grande distribution et la spéculation. L’industrie n’a pas sa place dans nos champs.

Il faut, au contraire, encourager les petites et moyennes fermes, les petites coopératives, l’autogestion et les circuits courts, seule façon de créer de l’emploi et redonner à tous l’accès à une alimentation saine, de qualité et produite dans des conditions qui préservent l’environnement.

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017