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Contre l’état d’urgence et la criminalisation, mobilisation !

Ce lundi 25 janvier a été une sinistre illustration de la politique des Hollande-Valls-Macron-El Khormi… Face aux infâmes images de propagande diffusées par Daesh, Hollande a annoncé l’intensification des bombardements criminels en Syrie. Puis Valls a dévoilé le rapport Badinter, préambule à un Code du travail vidé de toutes contraintes pour les employeurs. Enfin, un jugement téléguidé du tribunal de Nantes ordonnait l’expulsion des habitants du site de Notre-Dame des Landes.

Pour le gouvernement, l’urgence, c’est la démolition du code du travail, toujours plus de guerre contre les peuples et toujours plus d’attaques contre celles et ceux qui refusent de se plier à cette politique et à la dictature patronale.

Des attaques tous azimuts

La guerre contre Daesh, c’est à la fois des bombardements au Moyen-Orient à l’efficacité militaire douteuse, le massacre de populations civiles, et la justification d’un état d’urgence en France, prétexte à une répression qui menace les droits démocratiques les plus élémentaires.

Dans le même temps, le gouvernement est complètement engagé dans la répression contre le mouvement social. C’est lui qui est à l’initiative de la condamnation à 9 mois de prison ferme des salariés de Goodyear dont le seul crime était de lutter contre la fermeture de leur usine, qui est complètement engagé dans la campagne hystérique contre les salarié•e•s d’Air France et dans la mise en cause des droits des salarié•e•s. La réduction du code du travail à quelques principes vise à ouvrir la voie à toutes les dérogations au travers d’accords d’entreprise imposés sous la pression du chantage à l’emploi. Temps de travail, rémunération des heures supplémentaires, respect du contrat de travail, tout est négociable… à la baisse. Et pour faire bonne mesure, le rapport Badinter propose d’insérer des règles sur la laïcité dans l’entreprise au fort relent d’islamophobie.

C’est aussi ce gouvernement qui ordonne la répression contre les opposant•e•s à l’aéroport de Notre-Dame des Landes, qui est responsable de la répression qui s’abat sur les migrant•e•s et sur celles et ceux qui les soutiennent dans leur combat légitime pour un accueil digne, ainsi que pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Construire les résistances

Malgré le chantage à l’emploi, malgré la répression, des résistances existent. C’est d’abord le réseau de solidarité qui se développe autour des Goodyear. C’est aussi le relatif succès de la journée de mobilisations dans la Fonction publique le mardi 26 janvier, pour défendre un service public de qualité, l’arrêt des suppressions de postes, des augmentations de salaires et contre la réforme des collèges.

Et dans de nombreuses entreprises, d’Air France à La Poste en passant par les marins de la SNCM, les salarié•e•s du nettoyage des HLM de Paris, d’EDF, des travailleur•e•s se mobilisent pour défendre leurs conditions de travail, leurs salaires et leurs emplois.

Faire grandir les mobilisations

Face à un gouvernement de plus en plus ouvertement réactionnaire, et dont l’objectif majeur semble être de vendre des armes de guerre ou des Airbus aux régimes réactionnaires d’Égypte, d’Inde ou d’Iran, nous devons amplifier les ripostes. Bien sûr, nous respectons les approches différentes de celles et ceux qui se reconnaissent dans les divers collectifs contre l’état d’urgence, contre la déchéance de la nationalité, qui se mobilisent aux cotés des migrant•e•s, contre la guerre ou pour la défense du code du travail. Mais nous devons les convaincre toutes et tous de la cohérence de la politique d’un gouvernement totalement aux ordres du patronat.

Dans cette voie, la mobilisation d’aujourd’hui est un premier pas. De même, les prochaines initiatives de soutien (Goodyear, Air France, Notre-Dame des Landes), doivent être les occasions pour nous retrouver, faire grandir la mobilisation autour de nous, préparer la contre-offensive indispensable pour mettre un coup d’arrêt à la politique de guerre sociale faite de régression et de répression. Une politique dont on ne dira jamais assez combien, habillée de lambeaux de gauche, elle favorise la progression des idées nauséabondes du Front national…

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017