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L’association Le Point Du Jour lance un cri d’alerte

Communiqué des salariés du Point du Jour

Nous sommes les salarié-e-s de l’association Le Point du Jour qui gère le 115-SIAO Urgence, l’Hébergement d’Urgence et l’Accueil de Jour sur le territoire du Gers et nous sollicitons votre attention et votre humanisme. A l’heure où des indigné-e-s se lèvent un peu partout dans le monde pour dénoncer la machine à broyer du capitalisme et la logique économique qui la caractérise, les Gersois-e-s crient leur indignation du dédain que nos politiques portent à leur concitoyen-e-s les plus démuni-e-s.

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En effet, depuis deux ans une gestion plus qu’hasardeuse voire douteuse autant de la part des responsables qui se sont succédés que des financeurs ont engendré une situation catastrophique pour la survie de l’association. L’association, intégralement financée par des subventions publiques, effectue des missions de service public dans le cadre de programmes de lutte contre l’exclusion et la protection des populations, notamment les plus démunis. A ce titre notre principal financeur est l’Etat par le biais de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations.

Notre association a connu divers revers ces deux dernières années : les licenciements économiques du Chef de Service faisant fonction de Direction et du coordinateur 115 lors de l’été 2010. Par la suite, le Président a eu la permission par la directrice de la DDCSPP, Mme Famose, de se rémunérer au titre de consultant. Sa rémunération et divers avantages qu’il s’octroyait, ont creusé le déficit qui est passé de 21000 € à 110000. A son départ en février 2012, nous avons alerté les membres du Bureau et du Conseil d’Administration sur la situation. Nous avons concomitamment un trou dans la trésorerie de 60 000 € soit 1/5 de nos subventions.

Cette fraude n’ aurait jamais dû avoir lieu si la DDCSPP avait accompli ses missions en nommant ou du moins en s’assurant de la présence obligatoire d’un commissaire au Compte pour veiller à la bonne affectation des deniers publics. Suite à cet « évènement » un nouveau Conseil d’Administration (le 16 mars 2012) ainsi qu’un nouveau Bureau ont été élus (le 6 avril) ; malheureusement pour nous, salarié-e-s et usager-e-s, et pour les services que nous effectuons, ils ne connaissaient rien à notre travail ni à nos missions et ont tenu à présenter un « budget à l’équilibre » conforme aux attentes de l’Etat et aux subventions allouées (lesquelles sont versées en plusieurs fois). La politique froide, managériale et méprisante du travail effectué par ce Bureau a créé des tensions entre les membres du Bureau, du Conseil d’Administration et les salarié-e-s. (Finalement, le Bureau et l’ensemble du Conseil d’Administration ont démissionné le 26 juin dernier.) Le 5 juillet, un administrateur judiciaire a été nommé par le juge du Tribunal de Grande Instance d’Auch mais vraisemblablement, il ne peut que se soumettre à la volonté de l’Etat de rendre viable ou non l’Association.

Aujourd’hui, les salarié-e-s toujours en poste, n’ont pas touché leur salaire depuis fin mai et ils sont soumis à un chantage inacceptable de la part de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations. Le choix parait simple : soit les subventions sont versées à la condition d’un « dégraissage de la masse salariale » (la fermeture d’un des services) soit la structure ferme !!
Leurs discours est clair : « pas d’argent versé à perte !! ».

Le respect et la dignité de l’homme sont-ils des valeurs qui perdent notre société ? L’Autre n’est-il réduit qu’à profit ou Déficit ?

Il est donc demandé aux plus démuni-e-s d’entre nous et aux salarié-e-s de porter les conséquences d’un « escroc », d’une faute professionnelle de nos financeurs et de l’incompétence de certain-e-s gestionnaires !

TROP C’EST TROP !!!!

Le cynisme des représentant-e-s étatiques et de nos élu-e-s locaux devient insupportable. Cette forme de féodalité nous met en colère : nous ne sommes toujours pas payés, nous avons des enfants, des prêts, nous ne produisons pas de biens car nous travaillons avec des humains en grande précarité. Le dédain de nos élu-e-s face aux personnes les plus démunies en disent long sur leurs valeurs politiques. Ne sont-ils pas présents pour défendre les Droits de tous ? La somme dont nous avons besoin est égale au 8/14 000 du montant moyen des chèques versés au titre du bouclier fiscal en 2011. Une broutille et ce non pour trop perçu d’impôts mais pour permettre aux plus démuni-e-s de nous d’accéder à un toit, au couvert, à l’hygiène, aux soins, à l’écoute, à l’accompagnement, à la chaleur humaine.

Bref, des droits et des valeurs qui ne devraient pas être remis en cause au Pays des Droits de l’Homme qui se targue d’afficher sur le fronton des bâtiments publics « Liberté, Égalité, Fraternité ». Cette broutille nous permettrait de préparer 5 à 6000 repas, mettre des personnes fragiles à l’abri, faire de l’accompagnement social pour aider les Sans-Abri à trouver un toit et un travail et ce, dans des conditions de travail correctes. D’autre part, forts du soutien de collectifs tels que le GPS, Les Quintarêts et La Paz qui luttent pour préserver la dignité humaine et le Droit des personnes, nous vous appelons à un rassemblement citoyen le lundi 23 juillet 2012 à 10h à l’Accueil de Jour ( 4 place de la liberté, 32000 AUCH) afin de nous aider à porter et faire entendre nos revendications et notre indignation.

Nous communiquerons le déroulé de cette action dans le courant du week-end.
Si la nouvelle devise de la rose c’est le changement...C’EST MAINTENANT !!!

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Mis à jour le lundi 11 décembre 2017